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Les types et spécialités de pâtes par région d’Italie

Publié le 14 novembre 2025

Mis à jour le 3 avril 2026

Chaque année, le 25 octobre, la Journée internationale des pâtes célèbre l’un des piliers les plus emblématiques de la gastronomie italienne. Bien plus qu’un simple accompagnement, les pâtes font partie intégrante de l’identité culinaire du pays et racontent, à elles seules, l’histoire de ses régions.

L’Italie compte plusieurs centaines de formes de pâtes, nos sources évoquent plus de 300 types de pâtes sèches et jusqu’à plus d’un millier de variantes en incluant pâtes fraîches, locales et artisanales. Une diversité impressionnante, façonnée par les traditions régionales, le climat, les cultures agricoles et les produits du terroir. Du nord au sud de la péninsule, chaque région a développé ses spécialités emblématiques, indissociables de sauces et de recettes précises.

Car en Italie, la forme d’une pâte n’est jamais choisie au hasard. Chaque type a été conçu pour retenir une sauce spécifique : une pâte creuse pour capturer les sauces épaisses, une pâte longue pour enrober les préparations plus fluides, une surface striée pour accrocher les ragù. Comprendre les pâtes italiennes, c’est d’abord comprendre ce dialogue subtil entre forme et sauce.
Autre distinction essentielle : celle entre pâtes fraîches et pâtes sèches.

Les pâtes fraîches, préparées avec farine, œufs et eau, se prêtent aux sauces crémeuses, aux garnitures délicates et aux ingrédients frais.
Les pâtes sèches, à base de semoule de blé dur et d’eau, supportent mieux les sauces tomate, les plats mijotés et les cuissons longues.

Pour vous guider dans cette richesse culinaire, nous vous proposons un tour d’Italie des pâtes, région par région, afin de découvrir leurs formes, leurs usages et leurs spécialités traditionnelles.

Buon appetito !

Dans la région de Rome

Spaghetti alla carbonara
Spaghetti alla carbonara ©Frame Harirak/Unsplash

La cuisine romaine repose sur des recettes simples, puissantes et parfaitement maîtrisées, où quelques ingrédients suffisent à créer de grands classiques. Parmi eux, les pâtes occupent une place centrale.
Impossible de passer à côté des spaghetti alla carbonara, l’un des plats romains les plus célèbres au monde… et aussi l’un des plus souvent dénaturés. Dans sa version authentique, la carbonara se prépare sans crème et sans huile d’olive. Elle repose uniquement sur du guanciale (joue de porc), des jaunes d’œufs, du pecorino romano AOP, du poivre noir et un peu d’eau de cuisson des pâtes pour lier la sauce. Rien de plus, rien de moins.

Autre pilier du Latium : la pasta cacio e pepe, véritable manifeste de la cuisine romaine. Spaghetti ou tonnarelli sont enrobés d’une sauce crémeuse obtenue uniquement avec du pecorino romano râpé, du poivre noir fraîchement moulu et l’eau amidonnée des pâtes. Les bucatini, pâtes longues et creuses, sont eux aussi très utilisés pour cette recette, offrant une texture particulièrement gourmande.
Rome est également la ville d’origine des fettuccine Alfredo : des pâtes larges simplement nappées de beurre et de fromage râpé, liées par la chaleur. Une recette minimaliste, née à Rome au début du XXᵉ siècle, devenue culte à l’international.
Enfin, plus relevées, les penne all’arrabbiata font partie des grands classiques des trattorias romaines. Elles sont servies avec une sauce tomate, de l’ail et du piment (peperoncino), pour une version piquante et populaire de la cuisine locale.

À Rome, chaque assiette raconte une tradition. Lors de votre voyage, privilégiez une trattoria de quartier : c’est là que ces recettes prennent tout leur sens, dans leur version la plus fidèle.

En Vénétie

Bigolis
Bigoli ©sematadesign/shutterstock

La Vénétie possède une culture des pâtes plus confidentielle, mais profondément ancrée dans les traditions locales, notamment autour de Venise et de sa lagune. La spécialité la plus emblématique reste sans conteste les bigoli in salsa.

Les bigoli (appelés aussi bigoi) sont des pâtes longues et épaisses, proches d’un spaghetti très large et légèrement rugueux. Originaires de la province de Venise, ils sont traditionnellement fabriqués à partir de farine de blé dur, d’œufs et d’eau, puis extrudés à l’aide d’une presse manuelle appelée bigolaro, qui leur donne leur texture dense et rustique.
La recette traditionnelle des bigoli in salsa associe ces pâtes à une sauce simple et puissante à base d’oignons longuement fondus dans l’huile d’olive et d’anchois salés, héritage direct de la cuisine vénitienne tournée vers la mer. Un plat humble à l’origine, devenu un classique incontournable des tables locales.

Autre variation typiquement vénitienne : les bigoli al ragù d’anatra. Ici, les pâtes sont servies avec un ragù de canard, lentement mijoté, rappelant l’importance du gibier et des traditions rurales dans l’arrière‑pays vénitien. Une spécialité moins connue, mais particulièrement savoureuse en automne et en hiver.
Même si la Vénétie est davantage réputée pour le risotto, notamment le célèbre risotto au noir de seiche (nero di seppia), les bigoli occupent une place à part dans l’identité culinaire régionale. Lors d’un séjour à Venise ou dans les campagnes environnantes, ils offrent une alternative authentique aux pâtes du sud, fidèle à l’esprit de la lagune.

En Toscane

Raviolis
Raviolis ©davide ragusa/Unsplash

En Toscane, les pâtes racontent une cuisine rurale, de saison et profondément liée au terroir. Parmi les plats incontournables, impossible de passer à côté des ravioli al tartufo nero. Ces pâtes fraîches farcies, découpées en carrés, sont servies avec des lamelles de truffe noire, simplement relevées d’un filet d’huile d’olive. Une recette emblématique, particulièrement appréciée à l’automne et en hiver, qui met en valeur l’un des joyaux gastronomiques de la région.

Autre spécialité majeure : les pappardelle, de larges rubans de pâtes fraîches aux œufs, reconnaissables à leur texture souple et gourmande. La recette la plus emblématique reste sans doute les pappardelle al ragù di cinghiale, un ragù de sanglier longuement mijoté, intense et parfumé, véritable symbole des tables toscanes. Elles se déclinent aussi avec des légumes, des fromages ou d’autres viandes en sauce, selon les traditions locales.

Plus rustiques encore, les pici occupent une place à part dans la Toscane du sud, notamment autour de Sienne et de Grosseto. Ces pâtes épaisses, irrégulières et roulées à la main, sans œufs, se reconnaissent à leur aspect brut. Elles se dégustent traditionnellement alle briciole, avec une sauce à base de chapelure grillée à l’ail, ou accompagnées d’un ragù simple. Leur fabrication artisanale et leur simplicité en font l’un des plats les plus authentiques de la région.

Entre truffe, gibier et pâtes façonnées à la main, la Toscane illustre parfaitement le lien intime entre produits du territoire et traditions culinaires, pour des recettes aussi généreuses que mémorables.

En Campanie, dans la région de Naples

Spaghetti alla puttanesca
Spaghetti alla puttanesca ©DronG/shutterstock

La Campanie est l’un des cœurs battants de la culture des pâtes italiennes, portée par la tradition napolitaine et la ville de Gragnano, reconnue comme la capitale mondiale des pâtes sèches artisanales (Pasta di Gragnano IGP).
Parmi les recettes incontournables figurent les spaghetti alle vongole, emblème de Naples. Ces pâtes longues sont liées à une sauce simple et raffinée à base de palourdes, ail, vin blanc, persil et huile d’olive. Une expression parfaite de la cuisine maritime méditerranéenne.

Autre grand classique : les spaghetti alla puttanesca, assaisonnés d’une sauce tomate relevée aux anchois, olives, câpres, ail et piment. Une recette franche et intense, typique du sud de l’Italie.

La région est aussi célèbre pour les fusilli du Cilento, pâtes entortillées traditionnellement roulées à la main, préparées avec farine, eau, parfois œufs et huile d’olive. Leur forme irrégulière retient parfaitement les sauces rustiques.

On trouve également les paccheri, grands tubes originaires de Naples et de Gragnano, idéals pour les sauces aux fruits de mer ou les ragù, ainsi que les gnocchi alla Sorrentina, spécialité de Sorrente : des gnocchi gratinés au four avec sauce tomate, mozzarella, basilic et fromage râpé.

En Sicile

Pasta alla norma
Pasta alla norma ©anna.q/shutterstock

En Sicile, les pâtes reflètent une cuisine solaire, métissée et profondément attachée aux produits locaux. L’une des recettes les plus emblématiques est la pasta alla Norma, traditionnellement préparée avec des rigatoni ou des maccheroni, accompagnés de tomates, d’aubergines frites, de ricotta salée et de basilic.
Son nom viendrait du scénariste sicilien Nino Martoglio, qui aurait qualifié ce plat de « vera Norma », en référence à l’opéra de Vincenzo Bellini, symbole de perfection.

Autre spécialité incontournable : les anelletti al forno, petits anneaux de pâtes gratinés au four avec ragù de viande, fromage, parfois pois chiches ou aubergines. C’est le plat des grandes occasions, notamment à Palerme.
Les pâtes à l’encre de seiche (nero di seppia), souvent préparées avec des spaghetti ou des bucatini, rappellent également le lien étroit entre la Sicile et la mer.

En Sardaigne

Culurgiones
Culurgiones ©Alessio Orru/shutterstock

La Sardaigne possède un patrimoine de pâtes unique en Italie. Les plus connues sont les malloreddus, petites pâtes striées en forme de coquillage, préparées avec semoule de blé et eau. Elles sont traditionnellement servies alla campidanese, avec un ragù de saucisse sarde, tomate et pecorino râpé.

Autre spécialité phare : les culurgiones, grands raviolis farcis de pomme de terre, fromage (pecorino ou caprin) et parfois de menthe, reconnaissables à leur fermeture tressée.

Plus rares et spectaculaires, les lorighittas sont des pâtes artisanales en forme de boucles torsadées, fabriquées entièrement à la main dans le village de Morgongiori. Un véritable savoir‑faire local.

En Émilie-Romagne

Farfalle
Farfalle ©Heather Ford/Unsplash

L’Émilie‑Romagne est la capitale mondiale des pâtes fraîches aux œufs. Impossible de la réduire à une simple variété : ici, les pâtes sont une institution.
La recette emblématique est la tagliatelle al ragù bolognese. De larges rubans de pâtes fraîches sont nappés d’un ragù longuement mijoté à base de viande, tomate et vin. Contrairement à une idée répandue, les spaghetti bolognaise n’existent pas en Italie.

Autre trésor régional : les tortellini in brodo, petites pâtes farcies de viande et fromage, servies dans un bouillon de chapon. Ce plat festif est indissociable des tables de Bologne et Modène, surtout à Noël.
Enfin, les farfalle, souvent associées à l’Émilie‑Romagne à l’étranger, sont en réalité originaires de Ligurie.

En Ligurie

Trofie al pesto
Trofie al pesto ©OlgaBombologna/shutterstock

La Ligurie est la terre des trofie, pâtes courtes et torsadées à base de farine et parfois de pomme de terre. Elles sont indissociables du pesto genovese, préparé avec du basilic de Gênes AOP, des pignons de pin, du parmesan, du pecorino, de l’ail et de l’huile d’olive.
La région est aussi le berceau des linguine, pâtes longues et légèrement aplaties, idéales avec le pesto ou les palourdes (linguine alle vongole).
En complément, la focaccia al formaggio de Recco, fondante et croustillante, incarne à merveille l’identité gourmande ligurienne.
 

En Lombardie, dans la région de Milan

Gnocchis
Gnocchis ©Alex Loup/Unsplash

La Lombardie propose une cuisine de pâtes plus alpine et chaleureuse. Les gnocchi, bien qu’appréciés à Milan, ne sont pas une spécialité exclusivement régionale et sont présents dans toute l’Italie.
En revanche, les pizzoccheri de la Valtellina sont uniques à la Lombardie. Ces rubans épais à base de farine de sarrasin sont servis avec pommes de terre, chou, beurre fondu et fromages locaux (Bitto ou Casera).
Autre spécialité emblématique : les casoncelli bergamaschi, pâtes farcies en demi‑lune, garnies d’un mélange de viande, fromage et parfois amaretti, puis servies au beurre et à la sauge avec de la pancetta.

Dans les Pouilles

Orecchiette alle cime di rapa
Orecchiette alle cime di rapa ©Francesco Carucci/shutterstock

Les orecchiette, « petites oreilles », sont la fierté des Pouilles. Leur cavité centrale retient parfaitement la sauce, offrant une texture dense et une mâche généreuse.
La recette signature est l’orecchiette alle cime di rapa, associant ces pâtes au brocoli‑rave, à l’ail, aux anchois et à l’huile d’olive. Très populaire aussi, la version alla barese les accompagne d’une sauce tomate simple avec porc ou saucisse.
Enfin, la burrata des Pouilles, fromage frais au cœur coulant, vient souvent sublimer les pâtes chaudes dans des interprétations contemporaines.

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